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Mercredi 13 février 2013

Intervention de Madame Valérie FOURNEYRON, ministre des Sports, de la Jeunesse, de l’Education populaire et de la Vie associative Journée organisée par l’ANACEJ autour des politiques Jeunesse des grandes collectivités - Mercredi 13 février 2013

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Monsieur le Président de l’ANACEJ, Cher Gilles Pargneaux,

Madame l’adjointe au Maire,

Mesdames et messieurs les élus,

Mesdames et messieurs,

Chers amis,

 

Je suis ravie d’être ici parmi vous. Merci de ce moment.

 

Je tenais à marquer mon attachement au travail réalisé avec les collectivités locales dans la période actuelle.

 

Je connais bien, par expérience, les contraintes auxquelles vous êtes confrontés, tout autant que les actions que vous menez, les questions que vous vous posez légitimement et la passion qui vous anime.

 

Ces expériences d’élue locale, je ne les ai pas oubliées : elles dictent mon action au quotidien et j’attache toujours beaucoup d’importance à faire avec vous et pour vous.

 

Vous le savez, jeudi prochain aura lieu un Comité interministériel de la jeunesse, c’est un évènement important pour le gouvernement. C’est un moment essentiel pour la priorité jeunesse que nous portons avec le Président de la République.

 

A une semaine de cette échéance déterminante, je voulais revenir sur la façon dont nous construisons cette politique avec vous.

  • Les derniers chiffres du chômage nous rappellent en permanence à quel point, la jeunesse, en période de crise, se retrouve en difficulté.

 

  • Le taux de chômage des jeunes a atteint en décembre 2012 un record historique – 1 jeune de moins de 25 ans sur 4 est sans emploi !

 

  • Les inégalités intergénérationnelles sont indéniables mais les inégalités intragénérationnelles le sont tout autant. Elles ne cessent de se creuser. Écarts dans les conditions de vie au quotidien, écarts surtout dans les parcours scolaires et les destins sociaux. Oui, les inégalités se creusent y compris entre jeunes.

 

Le Président de la République a fixé un cap extrêmement ambitieux pour la jeunesse. Nous devons redonner espoir et bâtir les contours du « nouveau modèle français », à la fois plus compétitif et plus solidaire, en ne laissant personne sur le bord du chemin. Faire confiance à la jeunesse c’est pour nous essentiel.

 

Il a fait de la jeunesse sa priorité lors de la campagne et il l’a rappelé lors de ses vœux à la jeunesse à Grenoble, les premiers du nom.

 

Des mesures d’urgence ont été déjà prises en faveur des jeunes.

 

  • Les emplois d’avenir,

 

  • les contrats de génération qui vont suivre,

 

  • le blocage des loyers dans certaines zones urbaines,

 

  • le remboursement à 100% des contraceptifs pour les mineures de 15 à 18 ans,

 

  • la montée en charge du service civique,

 

  • la refondation de l’école extrêmement importante.

 

Le gouvernement a également annoncé la création d’une « garantie jeune » lors de la Conférence sur la lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale. Cette mesure importante va se construire avec l’ensemble des acteurs concernés.

 

Vous le voyez dès 2012, nous avons posé les jalons de cette politique renouvelée.

 

2013 doit maintenant être l’année de la mise en œuvre de ces projets de long terme.

 

Le 21 février se déroulera un Comité interministériel de la jeunesse dont le Premier ministre m’a confié l’organisation. Réunion annuelle pour s’inscrire dans la durée.

 

L’enjeu du Comité interministériel de la jeunesse est de passer d’une approche sectorielle et fragmentée des dispositifs de jeunesse à une politique globale et cohérente de l’action publique, associant l’ensemble des acteurs, notamment les jeunes eux-mêmes.

 

Pour préparer ce moment important, plusieurs réunions interministérielles se sont déroulées grâce à l’implication de 26 ministères. Elles ont ponctué, sur plusieurs mois, les travaux des cinq groupes interministériels. Nous avons abordé l’ensemble des chantiers de manière transversale.

 

C’était plus que nécessaire ! Après une instabilité ministérielle sur le périmètre de la jeunesse pendant 10 ans, la priorité était de remettre un cadre et de l’ordre dans les politiques publiques de l’État.

 

C’est la raison pour laquelle nous nous sommes concentrés sur l’interministérialité et le travail global. Fidèle aux principes de ce gouvernement, je n’ai pas oublié la concertation sociale : j’ai rencontré le Cnajep et le Forum Français de la Jeunesse, les syndicats et les associations d’élus.

 

Voilà l’illustration de cette priorité jeunesse : un gouvernement qui travaille en amont,  au quotidien, pour préparer une politique globale. Un Président qui porte cette priorité qui revêt un double objectif :

  • élargir le champ des possibles pour les jeunes.
  • accorder une attention toute particulière aux jeunes les plus en difficulté.

 

Ce n’est pas l’un ou l’autre. C’est l’un et l’autre.

 

 

Je souhaite un dialogue durable et régulier avec l’ensemble des acteurs, les collectivités territoriales, les associations et les jeunes eux-mêmes. J’aurai à cœur de l’animer dans la durée.

 

Dans ce cadre, l’initiative prise par 19 organisations de jeunes de créer le Forum Français de la Jeunesse nous permet, et je les en remercie, d’avoir un interlocuteur crédible. Le Cnajep, la coordination des associations de jeunesse et d’éducation populaire, sera notre interlocuteur en matière de politique publique de jeunesse.

 

Je n’oublie pas ce que m’ont dit les jeunes que j’ai rencontrés depuis mon entrée en fonction, qui, ces dernières années, se sont sentis stigmatisés, dévalorisés, écartés de la chose publique.

 

Ce n’est pas facile de les intégrer aujourd’hui alors que pendant longtemps on les a considérés comme oisifs, attentistes.

 

Le devoir des politiques est de remettre les plus jeunes des citoyens au centre d’un projet de société, de leur donner confiance, d’accompagner leurs aspirations, de lever leurs doutes, et de leur donner le droit d’expérimenter.

 

La co-construction est une idée qui m’est chère. Oui, c’est une idée nouvelle. Oui, elle est la méthode que je revendique.

 

Le gouvernement s’y engage, j’en veux pour exemple le groupe de travail impliquant des jeunes, des associations, des représentants des missions locales aux côtés de l’État et des collectivités, qui se réunira de février à avril pour préciser les modalités de mise en œuvre de la « garantie jeune ».

 

La « garantie jeunes » est un contrat signé entre un jeune en difficulté dans son parcours d'insertion et le service public de l'emploi. Il précise les engagements de chacun. Accompagné d’un référent de la mission locale, le jeune signataire devra établir avec lui un projet d'insertion. Son projet d’insertion.

 

Le dispositif sera lancé en septembre 2013 dans 10 territoires pilotes. A terme, il sera étendu à l'échelle nationale et 100 000 jeunes devraient être concernés chaque année.

 

La « garantie jeune » est un exemple du travail commun nécessaire entre l’État et les collectivités et j’ai bien conscience que nous devons travailler plus et mieux ensemble.

 

La politique jeunesse est une politique partagée entre l’Etat et les collectivités locales et est donc moins sujet à un transfert de compétences.

 

Néanmoins, la question de la gouvernance partagée se pose. Dans le cadre de l’acte 3 de décentralisation qui se prépare, les mesures concernant les jeunes vont surtout faire l’objet d’une clarification de compétences.

 

Il est proposé de transférer aux régions les centres d’information et d’orientation parce que le lien avec la région en matière de formation professionnelle est fort.

 

Dans ce cadre, je plaide pour un véritable service public de l’information, de l’orientation et de l’accompagnement des jeunes. Je serai attentive à la place faite à l’information généraliste et à l’accompagnement global, qu’il s’agisse des missions locales mais aussi de l’information jeunesse. Ce réseau historiquement impulsé par mon ministère est aujourd’hui essentiellement soutenu par les collectivités locales. Au regard de son maillage territorial, son rôle est essentiel.

 

Accompagner les jeunes dans leur parcours de vie est tout aussi important que de les accompagner dans leur orientation scolaire.

 

Sur tous les sujets que nous portons en commun, je souhaite que vous puissiez mieux encore vous appuyer sur les services de l’État.

 

Comme l’a si bien formulé ma collègue Marilyse Lebranchu « La démarche du gouvernement est globale et partenariale.  Nous ne réussirons que si nous savons d’abord réconcilier les agents avec leurs missions et les citoyens avec l’action publique ». Nous avons engagé la Modernisation de l’Action Publique, la fameuse MAP. Oui, nos missions doivent faire évoluer nos structures.

 

Dès mon arrivée au ministère, j’ai donc eu à cœur d’engager ce processus de modernisation reposant sur une réflexion autour de nos missions prioritaires. Nous devons évoluer vers une direction de la jeunesse plus interministérielle. Elle sera donc plus encore force de proposition et de réflexion stratégique pour l’ensemble du gouvernement. 

 

C’est parce qu’elle porte ces évolutions que la MAP nous aidera à mieux porter notre vision et nos réformes.

 

Contrairement à ce que nous avons connu par le passé, ce n’est pas une réforme de contrition mais bien une réforme d’ambition.

 

Il faut décloisonner les dispositifs et offrir un lieu de concertation permanent avec les réseaux de jeunesse, d’éducation populaire et de vie associative ainsi qu’avec vous, les collectivités.

 

L’Agence française du Programme Jeunesse en Action, L’Agence du service civique, le conseil de gestion du FDVA, le FEJ... Nous devons dessiner ensemble les contours d’un paysage beaucoup plus simple et lisible, relayant, par ses interventions financières et ses dispositifs, la stratégie développée par l’Etat.

 

En s’appuyant aujourd’hui sur les compétences et expertises des personnels en place, nous gagnerons en qualité du service aux acteurs.

 

Je veux que les collectivités locales prennent leur place dans ce nouvel ensemble, ainsi que dans le dialogue régulier avec nous. Parce que je sais que certains d’entre vous ont souhaité des politiques volontaristes, parce que je sais que certains d’entre vous ont pu les mettre en place et que nous avons des exemples de très belles réussites sur le territoire.

 

Nous avons tous envie d’aller plus loin, nous voulons tous faire vivre notre priorité : un beau dessein pour la jeunesse et pour notre pays.

________

*Seul le prononcé fait foi
Mercredi 13 février 2013
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